Dans quelles villes investir dans le neuf après la crise COVID-19 ?

Habitat - Promoteurs
26-10-2020
Dans-quelles-villes-investir
Bruges (33) est en tête des villes où investir pour le meilleur potentiel de plus-value, Angers (49) reste en première position des villes les plus rentables, et certaines villes résistent particulièrement bien à la crise comme Saint-Médard-en-Jalles (33).



Les avis sur les impacts du COVID-19 sur l’immobilier sont plus que variés. Le comparateur immobilier Gridky.com a donc décidé de s’en tenir aux chiffres, en proposant un baromètre mesurant de manière quantitative l’impact potentiel du COVID sur les différents marchés immobiliers. Élaborée à partir de l’analyse de plusieurs millions de données croisées notamment avec les chiffres du chômage partiel par catégorie d’activité dans chaque ville, cette étude permet de mesurer les conséquences immobilières de la crise sur les villes les plus attractives de France. Elle apporte également de précieuses recommandations aux futurs acquéreurs. Deux classements sont proposés, l’un axé sur un profil « rentabilité locative » et l’autre sur un profil « plus-value ».


Synthèse des résultats du classement « plus-value » 


La Nouvelle Aquitaine occupe les 3 premières places du classement « plus-value ». Bruges arrive en première place grâce à une position stable post COVID. Bordeaux finit deuxième, en gagnant 6 points suite à l’épidémie. Biscarosse se place quant à elle en troisième position après avoir perdu une place. Cette belle performance de la Nouvelle-Aquitaine ne profite toutefois pas à toutes les villes de cette région puisque Parempuyre (qui se place tout de même à la 14e position), aura probablement à gérer un impact fort du virus du fait de l’importante concentration d’activités de type « commerce » en local. En contraste, Bruges profite d’une forte présence des services publics, plutôt épargnés par la crise.

Peynier en Provence-Alpes-Côte d'Azur, se hisse au top 5 derrière Asnières-sur-Seine, elle aussi grâce à une forte résilience face au Covid. Cela grâce aux activités de fabrication d’équipements électriques qu’elle héberge (seulement 2,4% de chômage partiel en moyenne).





Synthèse des résultats du classement « rentabilité locative »


Angers (Pays de la Loire), Le Puy-Sainte-Réparade (Provence-Alpes-Côte d'Azur) et Déville-lès-Rouen (Normandie) composent le trio de tête du classement « rentabilité ». Angers, en première position, bénéficie d’un impact nul du COVID grâce aux nombreux emplois publics. Idem pour le Puy-Sainte-Réparade, deuxième,  qui gagne 5 places après la crise. Déville-lès-Rouen, sur la troisième marche du podium (+6 places post COVID) dispose d’activités de fabrication de produits industriels relativement épargnés par le chômage partiel (8,6% en moyenne).

La ville d’Izon, en Nouvelle Aquitaine, termine 4e en perdant deux places, tandis que Colombelles en Normandie finit 5e avec une place en moins des suites du COVID.





Méthodologie 


Il a été additionné le taux de chômage partiel et la répartition des activités par commune sur toute la France qui ont été croisés avec les données issues des critères Gridky (rentabilité locative, sécurité locative, potentiel de plus-value, facilité de revente et attractivité du quartier). Ce classement est construit en faisant l’hypothèse que les niveaux de chômage partiel constituent un indicateur avancé du chômage réel qui risque de toucher chaque commune dans les mois qui viennent. Ces impacts ont été estimés à partir des chiffres fournis par le Ministère du travail, croisés avec les bases de l’INSEE. Ces résultats ont ensuite été projetés sur les 5 critères GRIDKY d’analyse de la qualité des investissements immobiliers.