Décrypter l’univers des rencontres en pleine distanciation sociale

Lifestyle - Homme - Femme
16-06-2020
Décrypter l’univers des rencontres en pleine distanciation sociale
Breadcrumbing, kittenfishing... Les néologismes fleurissent en permanence dans le monde des rencontres et des relations pour décrire les nouvelles tendances qui se dessinent. Et ce même monde des rencontres a connu des transformations dûes à la situation d’urgence sanitaire et  à la distanciation sociale. Pour mieux comprendre le phénomène, les experts en apprentissage des langues de Babbel, l’application qui fait passer vos compétences linguistiques à un niveau supérieur, ont identifié les termes cruciaux de l’amour à l’ère du coronavirus.


Afin de ne pas se retrouver en solo pendant la quarantaine, de nombreux couples, même aux prémices de la relation, ont décidé d’emménager ensemble pendant toute la durée du confinement. Ce phénomène s’appelle corona cuffing. Le terme cuffing, qui signifie « menottes » en anglais, était déjà utilisé dans des expressions telles que « winter cuffing », les mois d’hiver pendant lesquels ceux qui changent de partenaire le reste de l’année s’engagent souvent dans une relation monogame quand les températures descendent.


L’idée de passer la quarantaine en couple est également devenue une expression pour draguer : sur les applications de rencontre, on croise beaucoup de « Will you be my quarantine? » en référence au « Will you be my Valentine? » (« Veux-tu être mon/ma Valentin(e) ?), ainsi que l’expression quarantine & chill, nouvelle version de Netflix & chill.



Photo : Solie Jordan / Pixabay


La vie amoureuse des célibataires est désormais confinée au monde virtuel et les applications de rencontres ont évolué en conséquence. L’application Once, par exemple, a lancé la fonction de vidéo en direct qui rend possible les rencontres virtuelles, ou « vates », néologisme né de la fusion des termes virtuel et date (rencontre, en anglais). D’autres relations, en revanche, risquent de rester au stade de l’amitié numérique épistolaire, une textlationship, issue de l’union des mots text (SMS) et relationship (relation).

L’échange incessant de textos ne permet pas toujours de connaître l’autre comme dans la vraie vie. Dans ce cas, on parle de la technique de Chat bombing. La tendance inverse, à savoir le slow dating, a également été observée. Ici, grâce à de longues conversations visant à mieux se connaître, des relations importantes se nouent.


La cour, pendant le coronavirus, rappelle celle d’il y a des siècles, de l’amour courtois, dont parlaient également Dante et Pétrarque, où le contact physique était interdit et où l’être aimé n’était souvent vu que de loin. En effet, les relations sont à présent des relations à distance (à ne pas confondre avec les relations longue distance) dans lesquelles, même pendant un rendez-vous, vous devez respecter un mètre et demi de distance. 





Pendant la crise, la fonction Passport de Tinder est devenue très prisée, vous permettant d’entrer en contact avec des personnes du monde entier. Grâce à Babbel, vous pouvez apprendre une langue et converser avec votre « match » à l’autre bout du monde. 


Et avant le coronavirus ? Quels étaient les termes et les tendances phares des rencontres en ligne ? 


Le ghosting, qu’on ne présente plus, et qui vient du mot ghost (fantôme, en anglais), désigne le moment où une des deux personnes interrompt brutalement la relation en ne laissant plus aucune trace du jour au lendemain. Une de ses variantes, l’orbiting, consiste à couper les ponts, mais pas entièrement, l’ex continuant à « rester en orbite » avec des « J’aime » et des commentaires sur les réseaux sociaux. Puis, il y a les fantômes qui refont surface, tout comme un zombie qui réapparaît du monde des morts, d’où le terme de zombing.  


Le terme breadcrumbing fait référence à ceux qui flirtent sans avoir l’intention de commencer la moindre relation, en semant des miettes de pain (miettes de pain, bread crumbs en anglais). Les Brésiliens parlent de contatinho, « petit contact », c’est-à-dire la personne avec qui on ne parle que pour tuer l’ennui. À l’opposé, le procrastidating, fusion des mots procrastiner et date (rencontre, en anglais), concerne celles et ceux qui tardent à fixer un premier rendez-vous.



Photo : iStock


Vous devez également faire attention à ne pas tomber dans le piège du kittenfishing, des mots kitten (chaton), et fishing (pêche), petite sœur du fameux catfishing. Si cette dernière expression renvoie à quelqu’un qui se fait passer pour un autre en ligne sur les applications de rencontre, la tactique du kittenfishing consiste à montrer une version très avantageuse et embellie de soi pour trouver des matchs, notamment en utilisant des photos anciennes ou largement retouchées.


Enfin, fréquenter une personne en attendant de trouver mieux s’appelle benching ou cookie jarring. Le premier signifie « garder un joueur sur le banc de touche » ; le second vient de  cookie jar,  boîte à biscuits et de l’idée que vous pouvez toujours puiser dans la boîte si vous n’avez rien de mieux à vous mettre sous la dent. 


À propos de Babbel 



Babbel est une application qui vous aide à apprendre une langue. 73 % des utilisateurs interrogés estiment qu’ils seraient en mesure d’avoir une conversation après avoir utilisé l’application pendant cinq heures.

Plus d’informations sur : www.babbel.com