Destination Japon, entre traditions et modernité

Découvrir / Voyager - Monde
21-05-2020
Destination Japon, entre traditions et modernité
Après avoir voyagé dans plusieurs pays, nous cherchions notre prochaine destination, pour nos deux semaines en mai 2019. Au fil des réflexions et recherches, la culture nippone et son caractère dépaysant se sont imposés à nous. Bien rodés à l’organisation grâce à nos précédents road trips, nous avons  programmé les étapes de notre projet : Tokyo, Kyoto, le mont Fuji et Nara, capitale historique du Japon. En Novembre 2018, les billets d’avion sont réservés : Bordeaux – Tokyo aéroport Narita, via Amsterdam. Les lectures des guides, la consultation des sites, vont nous permettre d’affiner l’organisation, pour optimiser notre séjour.



Découvrir le Japon, nous en imprégner



Comme pour nos précédents voyages, nous avons réservé nos hébergements, chambres ou appartements sur Booking.com. Pour les bons conseils  et bons plans de nombreux blog nous ont guidés. Notre objectif était de nous imprégner de l’atmosphère de chaque ville, voir et comprendre le  mode de vie des Japonais, leur patrimoine. Pour cela rien de tel que de déambuler dans les rues, visiter les marchés, les quartiers typiques, les sites remarquables. Compte tenu de l’imbrication au Japon de la modernité et de la tradition, nous avons essayé de consacrer autant de temps à la découverte du Japon moderne que du traditionnel.


Un  obstacle auquel nous nous sommes heurtés : la langue !



On a vite oublié la débrouille vite acquise lors de nos précédents voyages : un peu d’anglais, d’espagnol, du français pourquoi pas, et le tour est joué ! Ici,  on parle japonais Monsieur ! Sauf avec quelques rares Japonais, qui maîtrisent l’anglais, nos  vocables latins et anglo-saxons ne nous ont  pas été d’une grande utilité. Au-delà du langage parlé et des échanges oraux, la signalisation et les noms des lieux sont en japonais. Noms de lieux, vous dites noms de lieux ? Mais au Japon, ne comptez pas voir des plaques avec le nom des rues à chaque carrefour ! Alors merci Google Maps.



Tokyo - Photo : Erik Eastman - Unsplash


Les transports



Les modes de transport sont bien différents des nôtres. On trouve une immense toile d’araignée dans la capitale tokyoïte, avec plusieurs réseaux ferrés (trains ou métro).

Il y a la Yamanote qui est une sorte de super métro  faisant le tour de la capitale, avec beaucoup de correspondances. Et il y a les bus, où on paye à la sortie !  Si pour les changements, c’est compliqué, la bienveillance, la patience et la gentillesse des Japonais nous ont vite fait oublier nos lacunes.
Avec un paquet de yens en poche (pour information : 1 000 € = 116 280 yens), nous voilà partis !



Baie de Tokyo

Arrivée à Tokyo (4 jours) 



Kon'nichiwa (bonjour) !

Côté traditions : Asakusa, et le plus vieux temple de Tokyo, le temple Seno-Ji  est un quartier vivant et populaire où nous avons eu la chance d’assister à une fête avec processions et costumes traditionnels, dont le kimono. Le palais impérial avec  ses jardins de l’est et son immense parc, le temple Zöjö Ji. Le quartier Harajuku  avec son parc Yoyogi et le sanctuaire Meiji.


Côté moderne : Akihabara : le quartier électronique et ses immenses magasins, fief de la culture manga. Le marché aux poissons de Tsukiji. Le quartier Odaiba et Tokio Big Sight (espaces aménagés artificiellement sur la baie du Pacifique) avec immeubles, parcs et promenades. La Statue de la Liberté et la Team Lab Borderless (Musée de l'art numérique). Tout ceci est féerique puis une escapade (pour les garçons) au show-room du centre d'essai de TOYOTA. Le retour vers le centre-ville s’effectue par le Yurikamone line (ligne aérienne).

Puis l’incontournable Tokyo Tower. Le quartier prestigieux de Ginza 4, en plein centre de Tokyo. Les grands immeubles avec enseignes lumineuses. Beaucoup de magasins de luxe, où le luxe à la française et à l'italienne sont très présents. Retour par le quartier Akihabara, lieu de prédilection des mangas.

Akasaka est l’un quartier riche et très chic  avec  Ginza et ses boutiques de grand luxe. Shibuya et son célèbre crossing où une marée humaine s’élance sur les passages pour piétons, au passage du feu vert, intersection la plus fréquentée au monde.



Tokyo - Photo : Erik Eastman - Unsplash


Kyoto (6 jours)



Inoubliable Kyoto  : le temple d’Or Kinkaku-Ji, somptueux dans son écrin de verdure, mais également le château Nijo, le parc impérial, ses sanctuaires shinto, les jardins classés trésors nationaux, le célèbre chemin des philosophes, emprunté par les Japonais au mois d’avril pour assister à la féerie des cerisiers en fleurs.

Le sanctuaire inoubliable Fushimi Inari Taisha, la visite comprend l'ascension du mont Inari avec ses 10 000 Torii (portail traditionnel japonais de couleur vermillon  qui est communément érigé à l’entrée d’un sanctuaire shintoïste). L’immense gare de Kyoto de verre et d'acier, les luxueuses boutiques l'immense marché Nishiioji Ichiba et le quartier historique de Higashiyama.

Et aussi, la fête Hanami grand évènement national, le quartier des Geishas, les ruelles étroites dans le quartier de Gion qui longe la rivière Camo-Gawa, …




Le mont Fuji (1 jour) 



Situé à 100 km au sud-ouest de Tokyo, le mont Fuji est considéré comme un lieu sacré et une source d’inspiration pour les Nippons et il est un des symboles majeurs du Japon.



Le Mont Fuji


Nara (1 jour) 



La ville aux mille daims.
Le Today-Ji, temple bouddhique connu pour être la plus grande et ancienne construction en bois du monde, son grand Bouddha monumental en bronze de 18 mètres de hauteur pour 250 tonnes !


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Nara - Photo : Timo Volz -Unsplash


Nos impressions

 


Il s'agit bien d'impressions, qui ne peuvent être que partielles et partiales, compte tenu de la brièveté de notre séjour (2 semaines) et des sites visités à  Tokyo principalement, à Kyoto et à Nara, l'ancienne capitale du Japon. Quelques constatations se sont imposées d'emblée et par contraste, aux Français que nous sommes. 


Temple Nanzen Ji - Tokyo



Modernité et traditions



Le Japon est un pays moderne, en pointe sur beaucoup de secteurs. En parallèle la tradition est omniprésente et imprègne l'environnement et la vie quotidienne des Nippons. Tokyo, mégalopole la plus peuplée de la planète : 42 800 000 habitants voit se côtoyer les équipements, bâtiments, enseignes lumineuses les plus modernes et des sanctuaires et temples pluricentenaires.



Photo : Walter Mario Stein - Unsplash


Raffinement



Cela se traduit dans l‘architecture (temples, sanctuaires, palais), l'art des jardins et la gastronomie (qui n’a rien à envier à la nôtre, dont nous sommes des défenseurs inconditionnels). Cela se ressent également dans les rapports sociaux. Les relations entre individus sont codifiées, très apaisées et empreintes de cordialité.  



Respect et bienveillance



Les Japonais se sont montrés très bienveillants, patients, toujours prêts à nous prêter main forte dans nos déplacements, nos achats. Leur gentillesse (sourires et révérences), qui pourrait passer pour de l'obséquiosité, est touchante et bienfaisante.
Ici, il est clair que l'individu ne se met pas en avant, il est au service de la collectivité, et pas l'inverse. Cela se traduit aussi par une certaine uniformité dans l'habillement.






La place de la femme dans la société japonaise.



Dans la société japonaise le travail est une vertu cardinale. De ce fait les femmes sont contraintes de choisir entre vie de famille et vie professionnelle. Ce qui constitue une discrimination.

Cet état de fait n'est pas perceptible pour un observateur étranger, tout du moins lors d'un bref séjour.

En particulier, il n'y a pas de ségrégation visible dans les lieux publics. Les femmes sont présentes dans les mêmes lieux que les hommes.
Il n'y a pas d'espaces réservés (officiellement ou de fait) comme c'est le cas dans d’autres pays (au Maghreb par exemple).

Vis-à-vis des violences faites aux femmes (macabre réalité), le Japon n’est guère mieux classé que notre pays, qui se veut le pays des droits de l'homme. 


L’organisation et la discipline.



Comment expliquer la relative fluidité qui règne dans les transports, les carrefours ? 
Certaines gares japonaises ont un trafic à donner le tournis :  Shinjuku (Tokyo)  reçoit environ 1.281.000.000 de personnes par an ! Malgré cela, le trafic s'effectue sans encombre. 

Il faut dire que le balisage (au sol et par panneaux) est très bien fait, de plus le respect des consignes n'est pas contesté ici et est appliqué à la lettre. 
Au Japon il est interdit de fumer dans les rues et dans les lieux publics : des espaces sont dédiés aux fumeurs. 

Des panneaux un peu partout rappellent ces règles : interdit aussi de téléphoner et de manger dans les rues. Des conditions qui nous semblent vertueuses pour le bien-être et le confort des uns et des autres.


La propreté et le tri sélectif.



La propreté est remarquable !

Pas de détritus dans les rues, le long des voies, pas de tags, pas de mégots !

Il faut dire que le tri et la collecte des déchets sont méthodiques et rigoureusement organisés.

Si les Japonais sont vertueux sur ce plan, cela ne peut faire oublier que le Japon est le cinquième pays émetteur de CO2 dans l'atmosphère.


Les réponses qui nous manquent.



Trop peu de temps pour répondre aux questions qui se posent à nous.
Cette bonhomie qui imprègne tous les gestes des Nippons, leur esprit laborieux, est-ce librement choisi ? Ou est-ce l'autorité qui s'exerce d'en haut ? .

Les valeurs héritées de la religion, la philosophie ?

Peut-être un prochain voyage nous permettra-t-il de percer le mystère du Japon.





Tokyo, Paris ? Japon, France ? Japonais, Français ?  


Une certitude.
En tout cas, nous avons compris le syndrome du Japonais à Paris !

Quel contraste pour un Japonais de découvrir la ville des lumières (la Ville Lumière ?), imaginée, rêvée, dans sa réalité !