« Les ventes de maisons individuelles ne sont pas en recul, bien au contraire »

Habitat - Constructeurs
20-09-2019
Les ventes de maisons individuelles ne sont pas en recul, bien au contraire

Contrairement aux promoteurs immobiliers de la métropole, les constructeurs de maisons individuelles en Gironde ont retrouvé des couleurs en ce début d’année. Le point avec Cécile Hervé, directrice commerciale du groupe Innovation et Construction pour l’Avenir (InCA).

Par Luc Chagnon



Entretien avec Cécile Hervé Directrice des ventes InCA


Pouvez-vous présenter le groupe InCA ? Quels avantages proposez-vous par rapport aux autres constructeurs ?


Le groupe InCA possède 4 marques de construction de maisons individuelles : en Gironde, on trouve Demeures de la Côte d’Argent et Maisons Clairlande, et hors du département, Maisons Rouquié et Les Logis du Pertuis. La particularité de notre groupe est que nous sommes certifiés NF Habitat, et même NF Habitat HQE [certification de qualité pour un logement sain, sécurisé et économe] pour les Maisons Clairlande. Nous mettons également l’accent sur la satisfaction du client, avec une qualité de construction que nous permettent notre expérience et notre ancienneté.


Comment ont évolué les ventes de votre groupe depuis le début de l’année ?


Contrairement au marché de la construction de logements collectifs et malgré une année 2018 un peu compliquée, les ventes de maisons individuelles ne sont pas aujourd’hui en recul, bien au contraire, elles se portent même plutôt bien. On rencontre bien sûr plusieurs problématiques, en particulier celle du foncier : même si des terrains se sont libérés, ils restent chers. Les taux d’intérêt demeurent très bas, mais les banques ont durci leur règles d’acceptation des dossiers, et la suppression du prêt à taux zéro pour les zones B2 et C en 2018 se fait encore fortement sentir. Mais c’est finalement une problématique intrinsèque au secteur de la maison individuelle, puisque nous sommes un secteur « sous perfusion » de l’État depuis des années, donc la suppression de ce type d’aides nous fait forcément perdre une frange de clientèle qui ne peut plus accéder à la propriété.




Comment se répartissent vos ventes entre propriétaires et investisseurs ?


Je pense qu’il faut étudier les acheteurs encore plus précisément : il y a d’abord le primo-accédant, celui qui fait construire pour la première fois et qui représente la clientèle la plus importante pour la maison individuelle ; mais il y a aussi le secundo-accédant, qui a déjà été propriétaire mais qui décide de faire construire à nouveau, et dont la part progresse. Ensuite il y a bien sûr les investisseurs, eux-mêmes différents selon qu’ils recherchent de la rentabilité locative pure (et qui ne se préoccupent donc pas des zones Pinel) ou de la défiscalisation. Et il faut savoir que le produit « maison individuelle » est très intéressant en défiscalisation par rapport au « vertical », puisqu’il y a moins d’offre, et donc plus de demande de la part de locataires potentiels. Nos différentes marques sont justement pensées pour s’adresser à chacun de ces pans de la clientèle.


La clientèle a-t-elle connu des évolutions ?


Les profils rencontrés restent très similaires : on a des Parisiens, on a des retraités, des gens du nord de la France, quelques-uns qui viennent du Sud-Est et qui viennent chercher le Sud-Ouest... Les exigences sont également stables : un grand séjour, une suite parentale, des ouvertures, une maison lumineuse, pas de perte d’espace… Les grands terrains ne sont pas vraiment recherchés, les gens ne voulant pas être esclaves de leur jardin. En revanche, de plus en plus de clients viennent avec un apport, que ce soit en résidence principale ou secondaire. 




Rencontrez-vous des problématiques liées aux permis de construire ?


Les permis refusés sont très rares, même si on constate un certain allongement des délais administratifs, avec une inflation du nombre de pièces complémentaires demandées. C’est très différent du marché du logement vertical, qui subit des recours administratifs en permanence parce que les gens en ont assez de voir les immeubles se multiplier.


Mais Arnaud Roussel-Prouvost (le président de la Fédération des Promoteurs Immobiliers de Nouvelle- Aquitaine) disait justement à ce sujet qu’il était impossible de loger toute la métropole en maison individuelle vu la croissance démographique…


C’est également de la responsabilité de la métropole de développer les axes de transport pour désengorger la rocade, et ainsi concilier propriété et pollution réduite. Il y a du foncier disponible, qui, s’il était correctement relié à Bordeaux, permettrait de ne pas avoir autant de monde agglutiné sur la rocade tous les jours. Je pense d’ailleurs que vu l’engouement continu pour Bordeaux, on ne pourra pas loger tout le monde dans la métropole ; élargir est et restera nécessaire, d’où la nécessité de moyens de transport adéquats. Et il ne faut pas oublier que le rêve principal des Français reste de devenir propriétaire ! Ils ne demandent pas non plus un hectare de terrain, juste un bout de jardin pour que les enfants puissent sortir.




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