Le « mal-dormir » : 1 Français sur 2 est touché

Lifestyle - Bien-être
19-06-2019
Le « mal-dormir » :  1 Français sur 2 est touché

Le sommeil n’a jamais été identifié aussi clairement qu’à l’heure actuelle comme un enjeu de santé majeur par la société. Or, d’après les spécialistes, les Français n’ont jamais aussi peu et mal dormi que de nos jours.



Conscient de l’ampleur du sujet, la Fondation Adova en partenariat avec l’Institut Ipsos, livre les résultats du premier Observatoire du Sommeil, un état des lieux dressant les habitudes et la perception du sommeil de la population française.



En opposition avec le « bien-dormir » , état idéal qui nous permet d’adapter le sommeil à nos besoins physiques, intellectuels et sociaux et de nous sentir reposé le matin après notre réveil, le « mal-dormir » est un sommeil non récupérateur, comprenant selon les cas des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes ou précoces, le tout pouvant être lié à des facteurs environnementaux (bruit, lumière, literie) ou à une mauvaise hygiène de vie (alcool, écrans, stress, sédentarité, alimentation). 



Plus d’un Français sur deux souffrent du phénomène de « mal-dormir » : les Français évaluent la qualité de leur sommeil par une note de 6,6/10 évoquant un sommeil globalement réparateur mais dont la qualité pourrait être largement optimisée : 32 % des Français déclarent se réveiller trop tôt au moins 4 à 5 fois par semaine et 25 % ont du mal à s’endormir à la même fréquence. 85 % déclarent se réveiller au moins une fois par nuit avec un temps d’éveil pendant la nuit en moyenne de 39 min avant de se rendormir. 



Interrogés sur les raisons potentielles de leurs difficultés à dormir, les Français identifient le fait de se coucher tard ainsi que le manque d’activités calmes avant de se coucher comme les deux causes majeures de leur « mal-dormir ». L’Observatoire du Sommeil montre également à quel point les Français sont multitâches avant de s’endormir et notamment dans leur utilisation des écrans : 40 % des répondants consultent leur smartphone et 69 % regardent la télévision avant de se coucher, et cela au moins deux fois par semaine. Et ce n’est pas moins d’un Français sur cinq qui s’endort devant son écran de télévision, puis se réveille au milieu de la nuit.



 

Photo : Rawpixel



Les préoccupations du quotidien jouent elles aussi un rôle à ne pas négliger : plus d’un tiers des répondants refait le fil de sa journée ou anticipe l’organisation de son lendemain. Enfin, bien qu’il soit généralement recommandé d’espacer au mieux les heures du dîner et du coucher, plus d’une personne sur quatre mange juste avant de se coucher. 



Il est devenu essentiel de redonner sa place à la chambre qui ne doit plus être un lieu à tout faire mais uniquement un espace, protégé du bruit et des lumières intempestives, et uniquement dédié au sommeil afin que celui-ci puisse être réparateur. Le sommeil est une expérience propre à chacun qui ne doit pas être entravée, en amont par toute sorte d’activités et loisirs néfastes pour sa qualité.



Si ces recommandations semblent évidentes, comment expliquer qu’une telle proportion de Français peinent à les mettre en application ? Ces chiffres nous renforcent dans notre conviction que nous avons encore des progrès à faire en matière d’éducation au « bien dormir » ! 


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