Les plus belles balades de Gironde : la boucle du Phare de Richard

Découvrir / Voyager - Près de chez vous
14-06-2019
Les plus belles balades de Gironde : la boucle du Phare de Richard

Avec le guide Randonnées en Gironde

d’Hubert Sion et David Remazeilles aux éditions Sud Ouest


Après la visite du phare de Richard, longez l’estuaire en profitant du paysage si particulier des mattes. Des prairies immenses, établies sur des terres d’alluvions très fertiles, sont parcourues par des troupeaux de bovins qui côtoient les aigrettes.


Le long chemin rectiligne de la Passe de Paul rejoint les buttes graveleuses où se situent les propriétés viticoles et de belles forêts de feuillus. La balade se poursuit vers le hameau de Goulée et le port du même nom. En rebroussant chemin, ne manquez pas de visiter le site archéologique de la Chapelle.



JAU-DIGNAC-ET-LOIRAC


  • 24 KM
  • DIFFICULTÉ : FACILE
  • DURÉE ESTIMÉE : 5 À 6 H
  •  À 1 H 30 DE BORDEAUX






1- Le phare de Richard


Le site est un lieu de promenade et de découverte de la nature, accessible à pied, à cheval, à vélo ou en voiture.  Le phare abrite aujourd’hui le musée de la Vie estuarienne. Du haut de la tour du phare avec sa lanterne restaurée, on jouit d’une exceptionnelle vue panoramique sur l’estuaire.

Un bateau-pilote, Le Breton, restauré, trône au pied du phare. On peut accéder son pont et visiter sa cabine. Un carrelet à visiter se trouve tout près.



2- Les carrelets


Une succession de carrelets, tous plus beaux les uns que les autres, constitue une proie de choix pour les amateurs de photographies. Au bout d’un ponton, un grand filet est actionné au moyen d’un treuil et de poulies.

Les mailles du filet peuvent être très fines, par exemple pour la pêche des pibales, ces minuscules anguilles, ou pour celle des crevettes ou plus lâches pour les céteaux, les crabes ou les anguilles. 




Carrelets - Photo  : David Remazeilles



3- Le Centre, un bourg neuf créé au XIXe siècle



Au lendemain de la Révolution française, en 1790, les trois anciennes paroisses de Jau, Dignac et Loirac se rassemblent pour ne former qu’une seule et même commune. Ce regroupement  aboutit à la création d’un nouveau bourg situé à égale distance des trois paroisses  dénommé « le Centre ».


L’église Saint-Paulin est le premier édifice construit. Une place publique est créée près de l’église. Un plan régulier est établi avec des rues parallèles et symétriques : on y trouve des maisons particulières, bâtiments d’exploitations (écuries ou remises), écoles privées et laïques, les bâtiments de la poste, du presbytère et la mairie… 



4- Les moulins


Non loin, on trouve un ancien moulin à vent, établi là bien avant la création du nouveau bourg. Il n’en subsiste que la tour construite en moellons. Devant le moulin on remarque une meule constituée de quartiers de silex taillés, assemblés et maintenus grâce à des cercles de fer.


La carte de Belleyme (XXVIIIe siècle) indique la présence de plusieurs moulins à vent sur l’emprise de la commune actuelle de Jau-Dignac-et-Loirac.  Ces moulins sont idéalement disposés le long des hauteurs dominant les mattes, profitant ainsi des vents nécessaires à leur fonctionnement. 



5- Le site archéologique de la Chapelle


Ce site, sur un ancien îlot des bords de l’estuaire, a été découvert fortuitement lors de travaux agricoles en 2000. Il était connu sous le toponyme de (La) Chapelle figurant sur les cartes du XXVIIIe siècle. Des fouilles archéologiques programmées menées par l’Institut Ausonius de 2001 à 2009 ont permis de mieux en connaître l’histoire.


Les excavations ont mis au jour une superposition très dense de vestiges qui se répartissent sans discontinuer du  Ier siècle avant J.-C. au XXVIIIe siècle. Depuis 2016, le site archéologique a été aménagé pour le public.

Une passerelle en bois pourvue de panneaux didactiques permet d’observer une maquette au sol restituant l’emplacement des différents édifices, sarcophages et sépultures relevés au cours des fouilles archéologiques, que l’on peut facilement identifier grâce à l’emploi de couleurs différentes. Les panneaux didactiques fournissent des informations passionnantes sur l’histoire de ce site.



6- Le port de Richard


Comme la plupart de petits ports des mattes du Bas-Médoc, il a été créé entre 1850 et 1880. Particulièrement bien aménagé, il sert de mouillage pour quelques bateaux de plaisance.

C’est aussi une plateforme pour la préparation et le transfert des naissains, jeunes huîtres pêchées dans l’estuaire et destinées à l’élevage dans les parcs du Bassin d’Arcachon. Le port de Richard est très animé en juillet à l’occasion de la fête du Port.

 



Photo  : David Remazeilles



7- Le port de Goulée


Non loin du hameau du même nom, à la limite de la commune de Jau- Dignac-et-Loirac, le port de Goulée appartient à la commune de Valeyrac. Ce lieu incite à la halte et au repos, des tables de pique-nique pouvant accueillir les randonneurs !

De bonnes tables satisferont gourmands et gourmets.Le port séduit le visiteur par ses cabanes de pêcheurs bien entretenues. Aujourd’hui, le port abrite plus de bateaux de plaisance que de bateaux de pêche. 

 


Le nouveau guide !


Le service « Itinérance » de Gironde Tourisme réalise depuis 2015 des balades ou boucles de randonnées en Gironde afin de faire découvrir aux Girondins et aux touristes les richesses insoupçonnées de département.


Après d’indispensables sorties sur le terrain pour relever les tracés et identifier les monuments, Hubert Sion et David Remazeilles mettent en forme leurs balades dans un guide Randonnées en Gironde. 


Le tome 2 de Randonnées en Gironde, les nouvelles plus belles balades de Gironde est disponible en librairie : 13 balades choisies pour leurs curiosités paysagères, historiques ou archéologiques, sont présentées dans ce guide.



Randonnées en Gironde aux éditions Sud Ouest