Room, l’un des plus beaux films de la décennie

Culture - Cinéma
09-05-2019
Room, l’un des plus beaux films de la décennie

Room est adapté du roman d’Emma Donoghue, publié en 2010. L’intrigue suit Jack et son évolution dans ses différents mondes; tout d’abord Room, puis le monde extérieur, qu’il ne connaît pas. Et c’est dans cette dualité, cette véritable dichotomie entre deux univers diamétralement opposés, que nous est offert l’un des plus beaux films de la décennie.


Room, ou comment (re)découvrir le monde


Jack est un enfant heureux. Il vient d’avoir cinq ans, et vit avec sa mère, Joy, qu’il surnomme Ma’. Tous les matins quand il se lève, il dit bonjour à la Lampe, la Télé, le Lavabo, la Table, et toutes les choses qui forment sa maison. Ma’ lui raconte des histoires. Elle lui chante des chansons. Ensemble, ils regardent la télé, font de l’exercice, jouent à des jeux inventés. La nuit, ils dorment ensemble dans le même lit. Sauf quand Vilain Nick vient voir Ma’. Alors Jack doit dormir dans l’armoire, pour ne pas être vu, car Vilain Nick tape. Mais, une fois la nuit passée, le soleil se lève, et commence alors une nouvelle journée dans le monde de Jack.




Ce monde, c’est Room. Une pièce de 3 mètres sur 3 dans un abri de jardin, où s’entassent un lit, une baignoire, une télévision, et des toilettes. La lumière entre par un velux, où Jack peut observer le ciel. La seule partie du monde extérieur qu’il n’ait jamais connue. Pour lui, l’univers se résume à Room. C’est là où il est né, et c’est là où il a toujours vécu. Afin de le protéger, Ma’ lui a toujours affirmé que ce qu’il voyait à la télévision n’existait pas, et que seule Room existait. Mais aujourd’hui, après sept ans d’enfermement et de violence aux mains de Vilain Nick, Ma’ décide qu’il est temps que Jack apprenne la vérité. Plus encore : il est temps que Jack découvre le monde du dehors. Mais comment faire, quand Vilain Nick est celui qui détient les clés ?


Un jeu d’acteur brillant et un esthétisme poussé


Room est un film incroyablement émouvant, qui prend à la gorge et émeut aux larmes. L’innocence de Jack, joué par un Jacob Tremblay tout simplement fantastique, rend le film intense, et exacerbe encore son extrême poésie. Brie Larson, quant à elle, joue une Ma’ à fleur de peau. Désespérée et pleine de rage, mais surtout, particulièrement aimante et protectrice envers son fils. Elle est prête à tout pour que son fils connaisse le monde dont elle a été privée si longtemps. Y compris à risquer sa propre vie. Le jeu des acteurs, brillant d’honnêteté, est encore mis en valeur par la beauté esthétique du film. Les lumières, l’attention toute particulière portée à chaque détail du décor… Tout est mis en œuvre pour que la beauté de chaque chose ressorte. Et ça marche. On se retrouve transporté, envoûté par cette histoire si touchante et si incroyable de puissance. À savourer avec une boîte de mouchoirs et un bon plaid réconfortant.


 




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