LES HOMMES DU SEPTIÈME ART

Culture - Cinéma
19-06-2018
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LES HOMMES DU SEPTIÈME ART


Ce ne sont ni des musiciens, ni des magiciens, mais des comédiens qui ont laissé ou vont laisser une empreinte indélébile dans nos mémoires.

 

Bogart, Newman, Poitier, Hudson, Bronson, Nimoy, Karloff, Lugosi, Stewart, Redford, Williams, Ford, Hoffman, Stallone, Wayne, Hanks, Bourvil, Ventura, Serrault, Delon, Auteuil, Dujardin, Mastroianni…

Ces acteurs ont charmé les plus belles femmes (Alain Delon et Romy Schneider dans La Piscine de Jacques Deray, 1969), ont su émouvoir le public (Dustin Hoffman dans Kramer contre Kramer de Robert Benton, 1979), ont fait rire les spectateurs (Robin Williams dans Mme Doubtfire de Chris Columbus, 1993) et ont mis plein d’étoiles dans les yeux de jeunes garçons (Harrison Ford dans la peau de l’aventurier Indiana Jones de Steven Spielberg, 1981).

 

Gérard-Depardieu

 

Chaque génération a connu ses icônes cinématographiques et a essayé de s’identifier à elles. Ces acteurs se sont révélés comme de véritables Messieurs du cinéma à travers des rôles emblématiques, des répliques cultes ou des scènes inoubliables…

De nombreux films auraient assurément été différents sans l’interprétation de leur héros - Le Serpico de Sidney Lumet n’aurait peut-être pas connu le même impact sans Al Pacino dans le rôle-titre, le Don Vito Corleone du Parrain de Francis Ford Coppola aurait sans doute été moins marquant si Marlon Brando n’y avait pas ajouté sa touche, Snake Plissken aurait été moins badass si John Carpenter avait choisi un autre acteur que Kurt Russell dans New York 1997 et le long-métrage Les Valseuses de Bertrand Blier serait probablement passé inaperçu si le duo Depardieu/Dewaere ne s’était pas glissé dans la peau des personnages principaux.

 

Jean-MaraisLino-Ventura

 

D’autres acteurs sont et seront indéfiniment associés à leurs personnages, ce qui fait d’eux de véritables icônes – Errol Flynn et Johnny Weissmuller seront toujours Robin Des Bois et Tarzan, nous ne pouvons dissocier Christophe Lambert de l’immortel Connor Macleod du film Highlander, ainsi que Jean Marais du voleur Fantomas dans la trilogie du même nom d’André Hunebelle. Kirk Douglas et Charlton Heston ont marqué à jamais les personnages de Spartacus et de Ben Hur et pour finir le surfeur/braqueur Bodhi, dans le film d’action Point Break de Katherine Biglow sera toujours associé au regretté Patrick Swayze.

 

Robert-De-Niroclint_eastwood_beard

 

Certains comédiens ont immortalisé des répliques par leur intonation ou leur prononciation et à chaque fois que nous les citons dans une conversation, nous pensons à ces fameux interprètes. En 1938, Jean Gabin déclarait sa flamme à Michelle Morgan en lançant « T’as d’beaux yeux, tu sais » dans le drame Quai des Brumes de Marcel Carné. En 1976, Robert De Niro, se parlait à lui-même à travers son miroir et répétait sans cesse, « C’est à moi que tu parles ? » dans le film culte Taxi Driver de Martin Scorsese – cette phrase sera de nouveau dite par Vincent Cassel dans La Haine de Matthieu Kassovitz en 1995. Et en 1983 dans Le Retour de l’Inspecteur Harry, Clint Eastwood lança à un braqueur « Go ahead, make my day », réplique qui sera reprise deux ans plus tard par Ronald Reagan, afin d’empêcher les démocrates de voter une loi augmentant les impôts.

 

James-Deen

 

Beaucoup de scènes emblématiques ont propulsé des comédiens au rang d’icônes - Omar Sy dansant sur September du groupe Earth, Wind and Fire dans le grand succès de 2011, Intouchables, d’Olivier Nakache et Eric Toledano. Le face-à-face final entre Belmondo et Robert Hossein dans Le Professionnel de George Lautner, filmé comme dans un western spaghetti. Steve McQueen à bord de sa Ford Mustang GT poursuivant une Dodge Charger en plein San Francisco dans Bullitt de Peter Yates. La course folle et dramatique entre James Dean et Corey Allen dans La Fureur de Vivre de Nicholas Ray. D’ailleurs, James Dean deviendra avec ce film le symbole de la génération qui manifeste contre la bourgeoisie. Et pour finir, Jack Nicholson en pleine psychose meurtrière dans la dernière partie du film Shining de Stanley Kubrick.

 

Jean-Paul-Belmondo

Désormais, les icônes se font rares, les réalisateurs se lassent des comédiens et veulent continuellement de la nouveauté. Les rôles moins marquants, les répliques moins joliment dites et les scènes moins cultes font disparaître petit à petit les grands acteurs.

 

Jason
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